
Du 4 juin au 27 juillet PHotoEspaña rassemble à Madrid 69 expositions de photos
PHotoEspaña, le Festival de Photographie et des Arts Visuels qui chaque année transforme la ville en une grande fête de la photographie, est de retour cette fois sur le thème de « L'endroit ». Le commissaire de cette onzième édition, Sergio Mah, a proposé une réflexion sur l'espace en tant « qu'ensemble diffus d'expériences, d'émotions et de souvenirs significatifs ». C'est ainsi que tous les photographes participants, aussi bien dans la Section Officielle que dans la Section Off, doivent faire face d'une manière ou d'une autre à cette réalité de « L'endroit ».
Classiques de la photographie
Parmi les expositions les plus attendues, il faut citer notamment Bill Brandt. The Home, qui dans la Salle d'Expositions AZCA (paseo de la Castellana, 81) du BBVA, montre pour la première fois en Espagne, la série de portraits de la classe ouvrière anglaise, réalisée par le légendaire photographe britannique pendant les années 30 et 40.
La Fundación Banco Santander organise au Teatro Fernán Gómez (Plaza de Colón, 4) une exposition des images de W. Eugene Smith, la plupart publiées dans Life magazine. Le travail de cet auteur américain se caractérise par un clair engagement social.
Le ghetto de Lodz, pendant l'invasion nazi de la Pologne, est le lieu choisi encore et encore par l'objectif d' Henryk Ross, comme on peut l'observer dans l'exposition organisée au Musée d'Art Contemporain (Conde Duque, 9 y 11) sous le titre Recuerdos enterrados (Souvenirs enterrés).
Le musée Reina Sofía (Santa Isabel, 52) mise également sur deux classiques: Leonardo Cantero, membre de l'école de Madrid, dont la série intitulée Dehesa abulense est un beau témoignage sur le monde rural dans les années soixante, et Robert Smithson, l'une des figures les plus représentatives du Land Art, une pratique consistant à transformer les paysages naturels.
Émergents
En outre, PHotoEspaña 08 est un véritable tremplin pour les jeunes photographes. Descubrimientos PHE présente au Complejo El Águila (Ramírez de Prado, 3) les 70 dossiers sélectionnés parmi les participants à ce concours pour jeunes talents. D'autre part, le 13 juin La noche de la fotografía (La Nuit de la photographie) envahit les rues avec le PHotoMarathon de Canon, les Parcours photographiques de Camper, les projections nocturnes dans le Quartier des Lettres et les activités de Captura.org, un collectif qui exploite le potentiel d'internet pour diffuser leurs créations. Cette année PHotoEspaña met l'accent tout particulièrement sur les Programas para los Públicos (Programmes pour les Publics), un ensemble de visites guidées à des expos et d'ateliers pour les enfants.
Et pour ceux qui préfèrent être devant plutôt que derrière l'objectif, ils peuvent se faire tirer le portrait par des artistes aussi prestigieux qu'Isabel Muñoz ou Luís de las Alas du 31 mai au 1er juin, grâce à l'initiative de la Fundación Canal qui donne le coup d'envoi du festival.
Colloques et prix
Boris Groys, Daniel Canogar, Clément Chéroux, Pedro Meyer ou encore Joachim Schmid sont quelques unes des personnalités réunies par Joan Foncuberta pour les Encuentros (Rencontres) de PHotoespaña 08, organisés à l'auditorium du Ministère de la Culture au cours des 5, 6 et 7 juin.
Enfin il faut signaler que PHotoEspaña 08 décerne aussi plusieurs prix : le prix PHotoEspaña Baume & Mercier, le prix Bartolomé Ros à la meilleure carrière professionnelle dans la photographie, le prix Descubrimientos Epson, dont le lauréat sera exposé à la prochaine édition de PHotoEspaña, le Prix au Meilleur Livre de Photographie de l'Année (dans les catégories national et international), le prix à la Maison d'Édition de l'Année, le prix Festival Off Saab, à la meilleure exposition organisée par une galerie, le prix du Public M2-El Mundo, octroyé par les visiteurs du Festival à la meilleure exposition, et le prix PHotoEspaña OjodePez Volkswagen reconnaissant les valeurs humaines. travail de cet auteur américain se caractérise par un clair engagement social.
Le ghetto de Lodz, pendant l'invasion nazi de la Pologne, est le lieu choisi encore et encore par l'objectif d' Henryk Ross, comme on peut l'observer dans l'exposition organisée au Musée d'Art Contemporain (Conde Duque, 9 y 11) sous le titre Recuerdos enterrados (Souvenirs enterrés).
Le musée Reina Sofía (Santa Isabel, 52) mise également sur deux classiques: Leonardo Cantero, membre de l'école de Madrid, dont la série intitulée Dehesa abulense est un beau témoignage sur le monde rural dans les années soixante, et Robert Smithson, l'une des figures les plus représentatives du Land Art, une pratique consistant à transformer les paysages naturels.
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